Les pages rouges du Christianisme
extrait du livre "Poison Blanc"
de De Kayemb "Uriël" Nawej, le Nlongi
Thu 1/01/2004
(Source : www.nlongi.com)

Les pages rouges du Christianisme


Extrait "scanné" du livre

POISON BLANC
Un noir chrétien est un traitre à la mémoire de ses ancêtres

De Kayemb "Uriël" Nawej
Le Nlongi

 

2004

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« Tuez-les tous, car Dieu saura reconnaître les siens ! »
– ARNAUD AMALRIC (1150-1225) abbé de Citaux, légat du Pape –
Lors de la prise de Béziers en 1209 (pour ne pas avoir à trier les "bons chrétiens")

Regardons de près ces pages rouges du Christianisme. D'ailleurs on dit toujours "noires" lorsqu'il s'agit d'atrocités... pourquoi ? Appelons-les plutôt pages "rouges", pour se remémorer tout le "sang" versé et penser au carton rouge des matches de foot, car il est vraiment temps que l'Afrique sorte le carton rouge pour ce faux joueur, ce mauvais joueur qu'est le christianisme et qu'elle lui demande de quitter la pelouse de l'Afrique, son terrain de prédilection et d'aller définitivement se doucher ailleurs.

Regardons-les donc ces pages rouges du Christianisme, période par période, allons y chronologiquement, par étapes successives, il y a tellement à découvrir.

Période 50-70

La religion chrétienne se répand. Et, tout de suite, dès l'aube du Christianisme, l'intolérance religieuse voit le jour : dès le début, les chrétiens visent ouvertement à imposer une interdiction des cultes polythéistes (le polythéisme, fort fréquent aux époques précédentes c'est, rappelons le, la croyance en l'existence de plusieurs dieux) ; les chrétiens eux, insistent pour que soit reconnu de façon obligatoire ce qu'ils affirment : il n'y a qu'un seul et unique Dieu, et bien évidemment ce "seul Dieu" existant, c'est le leur. Ça commence très fort !

An 312

Les chrétiens prennent le pouvoir au terme d'une guerre civile, cette conquête est réalisée par l'empereur romain Constantin 1er, dit "le Grand" : il se convertit officiellement au christianisme et s'établit lui-même comme étant le 1er "Monarque de droit divin"... un titre qu'il inaugure de sa propre initiative mais qu'une multitude de successeurs trouveront, après lui et tout autant que lui, bien utile de s'attribuer à eux-mêmes !

Et déjà, dès ce premier "Monarque de droit divin", la liberté de culte est abolie, c'est fini, à partir de ce moment-là il ne reste plus qu'à classer cette précieuse liberté dans le catalogue des agréables souvenirs... du "bon vieux temps de jadis" ! Dès lors, l'Athéisme, le Polythéisme et/ou toute autre religion que le Christianisme deviennent objets de persécution ; ainsi démarre en Europe une sorte de nouvelle peste : la "persécution religieuse", mais cette épidémie-là ne relève pas d'un quelconque virus, elle est l'oeuvre d'une alliance des nouveaux puissants installés à Rome : "l'alliance du sabre et du goupillon" comme on l'appellera un peu plus tard !

Car, au fil du temps – on va le voir – cette déplorable maladie s'étendra à la planète entière. Et au moment où j'écris ces lignes, en "l'an de grâce" 2004 de "l'ère chrétienne"... 1 971 ans après que Jésus ait quitté la Terre en nous y laissant ce commandement nouveau : « aimez vous les uns les autres ! » cette hargne envers "le différent" sévit encore un peu partout de par le monde et, malgré ses ignobles et innombrables ravages, si l'on ne s'unit pas maintenant pour faire ce qu'il faut afin que cela change... définitivement, on peut désespérer d'attendre la fin de cette détestable pandémie.

An 385

Arrive la nomination de Théophile, comme patriarche d'Alexandrie (aujourd'hui ce "Théophile" est devenu "Saint Théophile", ça vous classe son homme ça !). Et que fait donc de prestigieux ce patriarche Théophile ? II commence aussitôt après sa nomination, par entreprendre une destruction systématique de tous les temples et sanctuaires non-chrétiens et ce, avec l'appui de l'empereur romain Théodose. Il détruit ainsi à Alexandrie les temples de Mythriade et de Dyonisius. Ce qui, par ricochet, va entraîner en 391, la destruction du temple de Sérapis et celle de sa sublime bibliothèque, dont les pierres seront utilisées – pour que rien ne se perde, évidemment – mais, comme par hasard ce sera... devinez ! Eh bien oui, vous avez trouvé : au profit de la nouvelle religion unique, le christianisme.


An 389

Pour la première fois, un évêque dicte à un empereur la politique qu'il entend lui faire suivre : l'évêque de Callinicum sur L'Euphrate et sa congrégation avaient détruit une synagogue et l'empereur avait alors donné l'ordre à cet évêque de reconstruire l'édifice démoli ; dans ces circonstances et, en pleine cathédrale, Ambroise évêque de Milan (le futur "Saint Ambroise" ... vous vous en doutiez déjà, je suppose), se lève et, s'adressant à l'empereur, le somme d'annuler l'ordre de reconstruction qu'il avait donné à son confrère de Callinicum sur L'Euphrate. L'Eglise prend ainsi parti, dès ses débuts, pour les brûleurs de synagogues, un parti qu'elle continuera à soutenir sans faille jusqu'à son épanouissement le plus connu : celui des années 1940, années de l'holocauste, qui virent l'Eglise et le nazisme unir leurs efforts en vue d'un anéantissement du peuple juif... que ces deux horribles comparses souhaitaient complet et définitif !


Début des années 390

L'empereur Théodose, chrétien très pieux, fait progressivement interdire tous les cultes non chrétiens. Peu à peu, tous les temples non chrétiens sont fermés à leur propre culte et les processions "païennes" sont interdites. Mais cette suppression de la liberté de religion au profit exclusif du christianisme ne va pas sans heurt, elle cause même parfois des émeutes, comme celles de 408 à Calama en Numidie. A cette même époque débutent en Germanie les premières exécutions d'hérétiques : c'est le démarrage d'une "belle tradition", hautement criminelle hélas, mais que l'Eglise, sans le moindre scrupule, développera avec l'inquisition et perpétuera jusqu'en 1826... avant que les bûchers ne soient remplacés par une autre forme de meurtres !


An 391

Une foule constituée de chrétiens guidés par (le futur)"Saint Athanase" et (le futur)"Saint Théophile", abat le temple et la grande statue de Sérapis à Alexandrie, deux grands chefs d'oeuvre de l'antiquité. La collection de littérature du temple est également complètement détruite.


An 412

Cyrille (devenu "Saint", un de plus... toujours choisi en fonction de ses "vertueux mérites" !) est nommé évêque d'Alexandrie et succède à son oncle Théophile. Il surexcite les sentiments antisémites que déjà les chrétiens de la ville ruminaient entre eux puis, à la tête d'une foule de chrétiens, il incendie les synagogues de cette grande cité et en fait fuir les juifs. Il encourage ensuite les chrétiens à se saisir des biens que les juifs ont dû laisser derrière eux.


An 415

Voyons le sort réservé à Hypathia [Hypatie en langage francophone], elle sera la dernière grande mathématicienne de l'école d'Alexandrie ; bien que son père, Théon d'Alexandrie, fût également célèbre comme mathématicien et astronome, elle ne put éviter d'être tuée par une foule de moines chrétiens dont l'excitation fut exacerbée par Cyrille, le patriarche d'Alexandrie... et l'Eglise, évidemment, le canonisera plus tard ! La motivation des assassins de cette brillante mathématicienne, loin de justifier leur geste, nous l'explique cependant : Hypathia, qui enseignait avec brio les sciences mathématiques, enseignait aussi la philosophie du Néoplatonisme, dès lors il apparaissait au clergé de l'époque qu'elle représentait une menace pour la diffusion du christianisme. Le fait en plus qu'elle soit une femme et de surcroît tout à la fois jolie et charismatique, rendait son existence tout à fait insupportable aux chrétiens. Au demeurant, son meurtre marquera un tournant dans l'Histoire de l'Occident :
après sa mort, de nombreux chercheurs et philosophes quitteront Alexandrie pour l'Inde et la Perse, et de ce fait, cette ville superbe autant que célèbre, créée 7 siècles plus tôt par le grand Empereur grec Alexandre cessera d'être le principal centre d'enseignement et de science du monde antique. Désormais, la science régressera en Occident, et elle ne retrouvera un niveau comparable à celui qui était le sien au temps de la splendeur d'Alexandrie... qu'à l'aube de la révolution industrielle du XIXème siècle.

Les travaux de l'école d'Alexandrie concernant les mathématiques, la physique et l'astronomie seront préservés, en partie tout au moins, mais ils ne le seront que grâce aux Arabes, aux Perses, aux Indiens et même aussi aux Chinois.

A partir des conséquences du meurtre de cette scientifique, l'Occident entier plongera inexorablement dans un obscurantisme dû aux "précieux bienfaits" du christianisme et il ne pourra commencer à sortir de cette léthargie – cadeau de l'Eglise Catholique – qu'après plus d'un millénaire de stagnation !

En revanche – et nous n'en serons plus étonnés – en reconnaissance de ses actions efficaces en matière de persécution de la communauté scientifique et des Juifs d'Alexandrie et aussi, sans doute, pour le féliciter à titre posthume de la destruction d'une civilisation vieille de 7 siècles, Cyrille sera d'abord canonisé, nous l'avons dit, mais apparemment la récompense n'était pas suffisante, vu la soi-disant "excellence" du personnage (!), il sera donc à son tour, 14 siècles plus tard, promu "Docteur de l'Eglise" par le Pape Léon XIII, en 1882.

La vie d'un "Saint" est un modèle idéal qu'il ne faut pas négliger de présenter à tout "bon chrétien" n'est-ce pas ?


VIIéme - XVème siècles

Nous sommes au "Moyen Age chrétien". Profitant de la disparition des grandes bibliothèques romaines et de l'absence quasi totale d'activité d'édition en Europe, l'Eglise obtient un monopole de fait sur l'ensemble des écrits et, par voie de conséquence, c'est le Pape seul qui règne en Maître sur l'information. Le peuple est laissé volontairement dans l'ignorance, on le décourage de lire la bible dans le cas rarissime où, par inadvertance, il pourrait en avoir en mains un exemplaire.

On aura encore, des siècles plus tard, en 1550 exactement, la confirmation matérielle du danger que représente pour l'Eglise la lecture de la Bible par le peuple, et ce, grâce au document rédigé par le collège des cardinaux pour le nouveau pape GUILLO III (document dont vous avez pu lire un extrait plus haut dans notre Chapitre 6).

Peu à peu, l'Eglise catholique inflige ainsi à toute la société l'obligation du respect de sa griffe Catholique et Romaine.

L'inquisition... le célibat des prêtres... le caractère obligatoire du mariage avant la moindre relation sexuelle... ce ne sont là qu'institutions et modes de vie imposées par l'Eglise aux populations de plusieurs époques consécutives.

Concernant le célibat auquel deviennent astreints prêtres et moines, on constate que cette nouvelle obligation intervient à un moment où se multiplient les grandes propriétés foncières de l'Eglise, notamment les Monastères et les Cathédrales, c'est alors qu'au sommet de la hiérarchie, on prend conscience que les problèmes d'héritage ne manqueraient pas de naître... comme naissent déjà nombreux les descendants des membres du clergé et que ces problèmes occasionneraient de graves préjudices financiers à l'Eglise, si son institution n'y mettait pas rapidement le holà, afin qu'elle puisse garder pour elle seule tout son patrimoine.

C'est aussi à cette époque que se développe ce qui deviendra une des plus riches (!) traditions chrétiennes : le "brûler vifs" tous les opposants. Environ 1 million de "sorcières" seront ainsi brûlées au cours du Moyen Age. Les villes rivalisent pour battre le record du plus grand nombre de sorcières brûlées en un an. La ville ayant gagné cette "honorable" (!) compétition c'est Bamberg, en Bavière (siège épiscopal et Cathédrale renommée pour ses sculptures). Elle a "réussi" à brûler 600 sorcières en un an.

Record non battu à ce jour... sous cette forme du moins, mais amplement dépassé depuis par les "fours crématoires" du Nazisme des années 1940, installés en Pologne, en Allemagne... avec pour certains des aides financières et techniques provenant parfois d'industriels américains.

Eh oui, l'Eglise reste toujours contre la Science, pas de changement, mais quand même c'est bien connu : "on arrête pas le progrès"... pour autant qu'on ose être assez cynique pour appeler "progrès" le remplacement des bûchers par des fours crématoires... qui brûlent quelques milliers de personnes innocentes en une seule fois, au lieu de quelques dizaines (seulement !).

Et, malgré leur féconde amitié avec les partis fascistes, nazis et similaires, nombre de membres de la hiérarchie ecclésiastique au Vatican doivent quand même être nostalgiques aujourd'hui de cette époque où l'Eglise tenait en main plus fermement encore que maintenant, la vie de la société, avec ses alliés privilégiés nommés, au fil du temps... Constantin Charlemagne, Léopold II, Franco, Hitler, Mobutu et tant d'autres brutes sanguinaires... si souvent vénérées par les foules hélas, de quelques couleurs de peau qu'elles soient !

An 804

Le voici justement rappelé dans "notre liste rouge" cet empereur chrétien Charlemagne, dont la Statue équestre monumentale trône seule et fière sur une vaste Place en plein Centre du vieux Paris, juste devant l'entrée principale de la Cathédrale "Notre-Dame". Sa fierté à lui, il l'a conquise (... au yeux de l'Eglise pour le moins !) en convertissant bon nombre de Saxons avec un procédé très simple : le choix pour chacun de se transformer en catholique ou d'avoir la tête tranchée ! Et effectivement plusieurs dizaines de milliers de têtes tombèrent... avec la "Sainte" bénédiction du "Souverain Pontife" et de son Eglise, les prêtres présents ne dédaignant pas de participer aux jeux de l'Empereur.

XIème siècle

Schisme d'Orient. Le patriarche de Constantinople prétend qu'il faut utiliser du pain avec levain pour l'Eucharistie. Le Pape, évêque de Rome, affirme qu'il faut du pain sans levain. Sur cette question d'une importance capitale... comme on peut s'en rendre compte, la chrétienté se scinde, et les deux patriarches, de Rome et de Constantinople, s'excommunient mutuellement. Ce schisme provoquera un nombre incalculable de morts jusqu'aux années 1990 (exemple : les récentes guerres civiles en Yougoslavie entre "Catholiques" et "Orthodoxes"). Et qui trinquent ? Ce sont toujours les mêmes : les "petits", les "sans-grades" comme on dit dans l'armée !

XIème - XIIème siècles

Face à la croissance de la population en Europe, l'Eglise propose, pour le contrôle de la population mondiale, une méthode "naturelle" et ô combien "efficace" : les croisades. Le premier appel à la croisade est lancé en 1095. En 1099 Jérusalem est "libérée" : l'ensemble de sa population – laquelle comprend essentiellement des juifs et des musulmans – est passée par les armes ; on peut effectivement dire, pour ceux-là, qu'ils sont "libérés" de leurs soucis quotidiens (!) mais hélas, pas sans avoir pu échapper une fois encore à leurs tout derniers tourments, car les croisés ont bien soin de violer leurs femmes et leurs enfants avant de les égorger ou de leurs ouvrir le ventre.

Et dans ces grandioses opérations "pour le rayonnement de la Foi"... chrétienne, bien sûr (et attention, il est interdit d'en douter !) on découvre à nouveau tous les services qu'ont pu rendre à leur église les personnes qui seront ultérieurement "sanctifiées" par Rome : c'est le cas du Père Abbé "Bernard" qui, lui-même en personne, prêchera la 2éme croisade. Quel bel exemple d'amour chrétien de la part du fondateur de l'abbaye de Clairvaux, celui qu'on connaît donc comme "Saint Bernard" (et "Docteur de l'Eglise" lui aussi... tant qu'à faire !).

An 1204

La 4ème croisade fait un détour par Constantinople ; à cette époque c'est la plus grande ville de la Chrétienté. Mais les croisés sont tout à fait capables de se faire entre chrétiens ce qu'ils sont habitués à faire aux "païens" : Constantinople est mise à sac dans une orgie de violences innommables. Comme on le voit, s'il y a une chose qui se développe allègrement grâce à – disons plutôt à cause de – "la Chrétienté", c'est bien cette culture de la "Sainte" violence... "Sainte" : on ne comprend pas bien ce que ça veut dire, mais "violence" ... hélas tout le monde connaît !

An 1208-1244

Croisade des albigeois : sur initiative du pape Innocent III, une croisade est lancée dans la région albigeoise contre les Cathares (ou Albigeois) : elle est conduite par Simon IV le Fort, "Sire de Montfort". En 1209, des "hérétiques" ayant réussi à se mêler à la population de Béziers, ce sera l'occasion pour Simon de Montfort de transmettre son nom à la postérité en même temps qu'il transmettait à ses troupes l'ordre que le Pape lui-même venait de lui signifier par la bouche de son légat : Croisade des albigeois : sur initiative du pape Innocent III, une croisade est lancée dans la région albigeoise contre les Cathares (ou Albigeois) : elle est conduite par Simon IV le Fort, "Sire de Montfort". En 1209, des "hérétiques" ayant réussi à se mêler à la population de Béziers, ce sera l'occasion pour Simon de Montfort de transmettre son nom à la postérité en même temps qu'il transmettait à ses troupes l'ordre que le Pape lui-même venait de lui signifier par la bouche de son légat : « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens » (repris en exergue de ce chapitre). Toute la population, hommes, femmes, enfants est passée au fil de l'épée. C'est cher payé par tant de victimes innocentes, pour offrir, à l'occasion d'un "bon mot", une renommée à leur Seigneur et Maître... un bien "triste Sire" au demeurant !

An 1252

Fondation de la lugubrement célèbre "Inquisition". Cette redoutable Institution, au cours de sa longue histoire, aura "réussi" à brûler plus de 1 million de personnes (!) essentiellement : des juifs et des musulmans convertis au christianisme, des hérétiques et des "sorcières". La dernière des "sorcières" à être brûlée le sera en 1788. Le dernier "hérétique, lui, devra attendre son tour jusqu'en 1826. La "Sainte Inquisition" et ses imitateurs protestants brûleront aussi des médecins et des scientifiques... lorsque l'occasion s'en présentera.

L'Eglise ne reniera jamais "l'Inquisition" et garantira la continuité historique de l'institution jusqu'à nos jours ; elle se limitera à en modifier le nom... et encore, il faudra attendre Pie X, en 1906, pour que le nom du "Saint office de l'inquisition" soit raccourci en "Saint Office", et 1965 pour que ledit office soit rebaptisé "Congrégation pour la doctrine de la foi". Enfin, en 1997, le Pape ouvre les archives du Saint Office et des historiens – soigneusement triés sur le volet – sont autorisés à y mener certaines recherches.

Les estimations du nombre total de victimes de l'inquisition sont alors fortement revues à la hausse, le consensus tourne aujourd'hui autour du million de personnes exécutées, auxquelles il faut quand même ajouter d'innombrables personnes torturées et/ou, dont les biens ont étés saisis

1483

Tomàs de Torquemada, Inquisiteur de Castille, est nommé Inquisiteur Général pour toute la Péninsule Ibérique.

Ce moine dominicain fait un ample usage de la torture et de la confiscation des biens de ses victimes. Au delà de ces violences physiques et financières on estime à 2 000 le nombre de personnes brûlées pendant son mandat.

1492

En Espagne le roi "Très Catholique" et la reine "Très Catholique", aussi... bien sûr – ces titres sont conférés par le pape en personne ! – prennent, d'autorité, une décision d'expulsion à l'encontre des juifs. En fait, il leur est laissé le choix entre se convertir puis subir quand même les foudres de l'inquisition (qui brûlera nombre d'entre eux), ou alors quitter l'Espagne. Plus de 160 000 juifs quittent donc l'Espagne.

Malgré la cruauté effarante d'un tel "diktat"... ou peut-être à cause de cette cruauté (allez savoir ?) la hiérarchie catholique ne reste pas indifférente à cette mesure, tant sans faut et même bien au contraire : elle l'approuve et le pape encourage les autres souverains européens à s'inspirer de l'exemple espagnol. En parfaite concordance avec cette décision, dans toute l'Europe, les évêques se mobilisent pour pousser leurs gouvernements respectifs à empêcher l'entrée sur leur territoire des juifs expulsés.

Les Juifs qui choisissent de se convertir seront donc persécutés par l'inquisition, comme l'ont décidé les "Souverains... Très Catholiques" (mais bien peu sympathiques !) et cela avec une détermination impressionnante ; en voici un exemple : jusqu'au XVIIIème siècle, se pratiquera le "Test du Lard" auprès des convertis juifs et de leur descendants : le test en question consiste en ceci : une salade aux lardons est proposée au "converti", si l'on constate qu'il a écarté les lardons en mangeant, on le brûle comme "faux converti".

Pour les mêmes raisons et de la même façon, la méthode sera appliquée aussi aux musulmans convertis et à leurs descendants.

1499

C'est en cette année qu'eut lieu le plus grand "autodafé" que l'Histoire ait eu à enregistrer : en un seul de ces horribles "autodafés", l'inquisiteur Diego Rodrigues Lucero brûla vifs à Cordoue, en Andalousie, pas moins de 107 juifs convertis au christianisme.

Quand on pense que "autodafé" est la traduction des mots portugais "acte de foi" on en reste pantois... abasourdi à se ressasser, face à une telle absurdité : mais en quoi donc pouvaient bien avoir "foi" les pauvres gens qui voyaient ainsi traités leurs proches ? "Foi" en l'existence du prétendu "Dieu" des chrétiens ? "Foi" en "la divine bonté" de ce Dieu au nom duquel on les brûlait ? Pouvaient-ils "croire" en la "charité chrétienne" de leurs inquisiteurs qui, délibérément, les dépossédaient de leurs biens et de leur vie... dans des conditions aussi atroces ? Tout ça ne peut apparaître, au premier venu, au plus "abruti" des "abrutis", que comme rien d'autre qu'une "pure folie"... perpétrée par des gens de la plus basse bassesse humaine !

XVI ème siècle

Le drame des castrats. L'Eglise (institution) interdisant aux femmes d'entrer dans le choeur des églises (bâtiments), un problème tragique se pose : ce serait une torture pour les oreilles des pieux prélats du Christ, si on les privait d'entendre des voix hautes si importantes dans les choeurs pour louer l'amour de Dieu – à l'époque, ces jolies voix ont sans doute été demandées au Pape par Dieu en personne ! – Quoi qu'il en soit, une solution sera trouvée pour résoudre ce "grave problème"... une solution barbare... ça ne fera jamais qu'une de plus : on privera d'un organe sexuel des jeunes garçons dont la voix aura été reconnue comme belle avant qu'elle ne mue.

Ainsi les choeurs de la Sainte Eglise Catholique et Romaine ne manqueront jamais ni de soprani ni de contraltos. On suppose que, de là-haut où ils l'ont placé, ce Dieu d'amour inventé par les Chrétiens doit être très satisfait !

Ces castrations barbares ne cesseront qu'en 1878, sur ordre du Pape Léon XIII. La pratique en restait encore très répandue durant le XIXème siècle, au point que Rossini, lorsqu'il compose sa "Petite messe solennelle" écrit... tout naturellement, qu'il suffira, pour exécuter cette partition, "d'un piano et d'une douzaine de chanteurs des 3 sexes, hommes, femmes et castrats".

1503 — 1513

Pontificat de Jules II, Giuliano Della Rovere. Même si l'on peut mettre à son crédit le fait d'avoir procuré du travail à certains artistes éminents de son temps comme Michelangelo Buonarroti (Michel-Ange), ce pape fut surtout un habile chef militaire ; il est même arrivé une fois qu'il portât l'armure pendant une messe ; lorsqu'un moine insolent lui fit remarquer que cet habit-là n'était pas approprié. "Quand il s'agit de conquérir des terres, Dieu ne regarde pas l'habit, mais la foi de son serviteur" lui répondit-il ; ces quelques mots le firent entrer dans l'Histoire. Son "Dieu" lui permit effectivement de conquérir... pas sans l'aide de ses soudards quand même, Bologna, capitale de la région italienne d'Emilie et, comme on peut s'en douter, cette importante cité fut aussitôt mise à sac de fond en comble.

1506

Pogrom de Lisbonne, capitale du Portugal : 3 000 juifs tués par de pieux catholiques.

1521

Inspiré, dira-t-il plus tard, par l'"Esprit Saint" toujours invisible aux yeux du commun (!)... mais qui n'avait apparemment rien d'autre à faire, un moine allemand, "protestant" contre les pouvoirs du Pape, un certain "Martin Luther" traduit le "Nouveau Testament" en quelques semaines.

L'événement pourrait sembler insignifiant. Il n'en est rien, car il inaugure le plus grand schisme de la chrétienté : dans les siècles qui suivront les chrétiens se massacreront entre eux avec encore plus d'enthousiasme qu'ils n'ont massacré et brûlé les non-chrétiens, les hérétiques, les sorcières, les juifs et musulmans convertis, et tutti quanti.

1527

Sac de Rome : des soldats protestants massacrent la totalité de la population de Rome, soit environ 40 000 personnes et – les bonnes vieilles habitudes des Chrétiens Catholiques étant devenues aussi celles des Chrétiens Protestants – la ville entière sera pillée par leurs soins.

Le Pape doit son salut à ses gardes suisses. Il s'enferme avec eux à Castel Sant'Angelo pendant que la population est massacrée. Lui-même et ses gardes sont seuls à s'en tirer... au prix d'une grosse frayeur, quand même.

Les Suisses, eux, y gagnent un débouché professionnel à l'étranger, lequel se perpétue de nos jours.

1553

Calvin, chef de file d'une autre branche du Protestantisme, condamne les excès de l'Eglise Catholique... mais il fait décapiter le libre penseur et médecin Michel Servet, celui-là même qui avait découvert la circulation du sang – une pareille découverte, tellement utile à l'humanité, ça méritait forcément la mort aux yeux d'un chrétien, qu'il soit Catholique ou Protestant – et de toutes façons, ce ne sera jamais que l'un des 15 et quelques "hérétiques" que le réformateur Calvin fera exécuter pendant sa dictature sur Genève.

Calvin joue un rôle très actif dans l'arrestation, puis la condamnation à mort de Michel Servet. Il échangea d'abord une correspondance avec lui, puis, lorsque, fuyant l'inquisition, Servet arriva à Genève, Calvin le fit arrêter. Calvin avait dit à son ami le réformateur Farel que si Michel Servet devait venir à Genève, il ne l'en laisserait pas repartir vivant. Il tient donc sa promesse en intervenant personnellement à son procès et en y plaidant pour qu'il fût exécuté. La seule clémence qu'il voulût bien concéder à Servet, c'est qu'il fût exécuté par décapitation plutôt que par le bûcher.

1566 -1572

Années de Pontificat de Pie V. Devenu "Saint" par la grâce d'un de ses successeurs, ce pape de l'Eglise catholique s'était, de son vivant, vanté publiquement et à plusieurs reprises d'avoir, pendant sa carrière d'inquisiteur général, allumé de ses propres mains plus de 100 bûchers d'hérétiques qu'il avait lui-même accusés, confondus et condamnés.

Ne craignant aucun paradoxe, il n'avait pourtant pas hésité à faire publier, dès 1566, une nouvelle édition du catéchisme officiel de l'Eglise, celui élaboré au concile de Trente et dans lequel l'amour du prochain et la miséricorde ont bien sûr une place importante.

1571

L'invention de l'imprimerie permettant à un nombre croissant de personnes de s'informer, l'Eglise réagit en fondant l'Index (Index Additus Librorum Prohibitorum) : cette institution édite régulièrement une liste de livres dont la lecture est interdite à tout chrétien catholique, sous peine de "péché" dont la "confession" à un prêtre est obligatoire, pour pouvoir être "pardonné". On trouvera, dans cette liste en 1616, à titre d'exemple, l'oeuvre de Copernic décrivant le système héliocentrique. La publication du dernier numéro de l'Index n'interviendra qu'en 1961.

1547-1593 - Guerres de religion en France

Les sous-sectes chrétiennes se livrent une guerre civile sans merci, interrompue par plusieurs paix et trêves temporaires. C'est pendant l'une de celles-ci cependant qu'a lieu le massacre de 20 000 protestants, hommes, femmes et enfants, en une seule et même nuit (Nuit de la Saint-Barthélémy, 1572). De toutes les tueries dues à ces innombrables conflits religieux, ce massacre-là – peut-être parce que le futur roi Henri IV, très populaire encore aujourd'hui dans l'esprit des français, a dû abjurer le protestantisme pour accéder au trône de France – est pratiquement le seul à être resté dans la mémoire collective de la plupart de nos contemporains, comme le symbole de l'intolérance religieuse... les nombreux autres méfaits dus à cette intolérance-là semblent avoir été bien vite oubliés. Il serait pourtant bien utile pour la salubrité de la conscience collective qu'on se les remémore.

An 1600

Condamné pour "hérésie", Giordano Bruno, à la fois "Père dominicain" et scientifique renommé, fut brûlé vif à Rome, en place publique. Il avait osé définir l'univers comme étant "infini" et, plus grave encore, osé émettre l'hypothèse qu'il puisse, peut-être, exister certaines formes de vie hors de la Terre. C'en était trop pour l'Eglise. Au bout de 8 ans de procès, au cours duquel des aveux lui furent arrachés par la torture, il est condamné à mort comme "hérétique obstiné et impénitent". Son principal accusateur, le Cardinal Bellarmin, sera plus tard canonisé et, en 1931, proclamé "Docteur de l'Eglise". C'est fou à quel point est impressionnant le nombre de "Docteurs" que cette Eglise s'offre... et pourtant elle est visiblement encore atteinte de graves et nombreuses maladies !

An 1609 - Expulsion des Maures d'Espagne.

Après l'expulsion des juifs d'Espagne, l'inquisition s'ennuyait un peu dans ce beau pays. Elle lance donc la chasse aux Morescos, les arabes convertis au christianisme. Sont suspectés d'être des faux convertis et exécutés, tous ceux qui refusent de boire du vin ou de manger du porc, ou qui sont trop propres : en effet, l'Islam, contrairement au christianisme, prescrit des lavages périodiques du corps. La propreté n'a jamais été aussi dangereuse qu'au XVIème siècle en Espagne ! Enfin, en 1609, craignant sans doute d'avoir raté des "Faux convertis", l'Inquisition obtient du roi l'expulsion des Morescos vers l'Afrique du Nord. Le nombre d'expulsés est mal connu : les estimations varient entre 300 000 et 3 millions.

An 1633

Procès fait à Galilée. Pour s'être rallié au système héliocentrique de Copernic et donc avoir douté de la théorie géocentrique de Ptolémée (qui, soit dit en passant, n'était pas chrétien !), Galileo Galilei, dit Galilée est forcé par l'Inquisition à se rétracter : on lui montre les instruments de torture qui seraient employés si il insiste. Le procès de Galilée ne sera réouvert pour révision que par le Pape Jean-Paul II, et Galileo Galilei sera quand même réhabilité... en 1992. Ses oeuvres avaient déjà été mises à l'index en 1616, en même temps que celles de son Maître Copernic. Il passera le reste de sa vie confiné dans sa villa (arrêts domiciliaires). Ce n'est que sa réputation internationale de scientifique qui lui permettra d'éviter des peines encore plus sévères.

1618 à 1648

Guerre de 30 ans. Les très catholiques souverains Habsbourg forcent à la conversion leurs sujets protestants de Bohème, déclenchant la plus grande guerre que le continent européen ait connu jusqu'alors. La population de l'Allemagne est réduite de moitié. De nombreuses villes sont dévastées. Des épidémies de peste déciment toute l'Europe centrale, de la Lombardie à la Prusse.

Il s'agit bien d'une guerre de religion, même si les églises en lutte ont essayé par la suite de faire croire qu'il s'agissait d'un conflit politique : la guerre est déclenchée à cause d'un désaccord religieux ; et par la suite des rois étrangers, comme Gustave II de Suède, interviennent en fonction de leurs convictions religieuses.

Le cas de Gustave II de Suède est spécialement significatif : il oblige ses soldats à chanter des cantiques chrétiens chaque soir. Cela n'empêche pas ses guerriers d'être aussi de redoutables pilleurs et l'armée suédoise se verra conférer le titre de "Schrecken des Krieges" par la population allemande ; cette dernière sait, d'expérience hélas, comment se pratiquent les "pillages" : une armée entre dans une ville, égorge les hommes adultes, viole femmes et enfants avant d'égorger aussi tout ou partie de ces derniers et de mettre le feu à la ville. Or, les allemands ont encore plus peur des soldats suédois que de ceux de l'armée des Habsbourg.

2ème moitié du XVIIIème siècle

"Affaire des réductions" au Paraguay. Le cas est particulièrement intéressant, car ici les catholiques se massacrèrent et s'excommunièrent entre eux. Les Jésuites — membres de la Compagnie de Jésus, fondée en 1539 pour apporter à l'église des "soldats de Dieu" — avaient établi au Paraguay un petit empire privé, fait de "réductions", c'est à dire de petits villages fortifiés dans la forêt, où vivaient des indiens convertis au catholicisme. Hélas, une correction de la frontière porta plusieurs de ces réductions dans le territoire portugais ; or le Portugal, pays chrétien et catholique, perpétuait à l'époque la tradition de l'esclavage, les portugais voulurent alors prendre aux Jésuites leurs indiens afin de les vendre comme esclaves.

Le pape intervint, excommunia les Jésuites des "réductions". Puis une armée, dont les canons et épées avaient été bénis par les prêtres de service, attaqua les réductions, massacra les Jésuites et prit les indiens comme esclaves. Un Te Deum, l'habituel chant de remerciement à Dieu, fut alors clamé bien fort au cours de la messe dite pour célébrer la victoire... comme il se doit !

Peu après, en 1773, le pape Clément XIV interdira "la Compagnie de Jésus", coupable à ses yeux d'être trop intelligente et rationnelle — aujourd'hui encore, la Compagnie ayant été rétablie par Pie VII, un prêtre y entrant fait 13 années d'études après son bac avant de devenir vraiment "Jésuite" —. En fait, Clément XIV leurs reprochait surtout de n'avoir pas servi assez loyalement la famille de Bourbon, famille des rois de France et d'Espagne, monarques absolus et grands amis de l'Eglise catholique... à laquelle ces familles régnantes furent toujours très dévouées !

An 1788

Dans le canton de Glaris, en Suisse, la dernière "sorcière" est brûlée.

Mais cette exécution n'est pas encore la dernière de l'Inquisition qui continuera à brûler des "hérétiques" jusqu'en 1826.

An 1793

Kant, professeur de philosophie à Königsberg et "star" internationale de la philo moderne depuis la publication de "Kritik der reinen Vernunft" publie "Die Religion innerhalb der Grenzen der bloBen Vernuft" ("La religion dans les limites de la seule raison"), où il met les doctrines chrétiennes à l'épreuve de la raison et du "kategorische Imperativ". C'en est trop pour le pieux roi de Prusse. Poussé par des prélats protestants, il intervient et Kant est forcé de se rétracter publiquement sous peine de licenciement immédiat de son poste à l'université de Königsberg.

Un à un, les autres professeurs de l'université doivent signer, eux aussi sous peine de licenciement immédiat, un document où ils s'engagent à ne pas citer dans leurs enseignements des écrits de Kant ayant trait à la religion. Comme dans le cas de Galilée, la renommée internationale de Kant le sauve de conséquences plus sévères. Kant songera à s'exiler, mais en cette fin de siècle, il est peu de cieux cléments pour les penseurs qui osent critiquer... ne serait-ce que quelques aspects de l'idéologie chrétienne : il finira donc sa vie à Königsberg.

An 1826

Le dernier "hérétique" est brûlé vif par l'Inquisition en Espagne. Une riche tradition chrétienne prend fin... c'est le cas de dire qu'elle s'éteint (... elle qui n'aurait jamais dû s'allumer... ni allumer le moindre bûcher humain que ce soit !). Et pourtant l'Eglise n'a pas encore pleinement étanché sa soif de crimes : désormais, agissant plus finement, elle aura recours à des moyens très subtils pour tuer : elle interdira par exemple d'apporter assistance aux femmes qui doivent avorter, elle sabotera la planification familiale dans les pays pauvres, elle s'opposera, de tout son poids (lourd, bien trop lourd !) à l'utilisation du préservatif comme moyen d'endiguer l'épidémie de SIDA et cette liste n'est pas exhaustive... malheureusement pour l'humanité !

An 1847

Guerre du Sonderbund : la Suisse, à son tour, est déchirée par une guerre de religion. Les cantons catholiques, dont les gouvernements sont fortement influencés par des conseillers jésuites, fondent une alliance militaire spéciale (Sonderbund). Dans ce petit pays, divisés en de multiples "cantons", certains sont à majorité catholique, d'autres protestante.

La nouvelle alliance créée pour l'occasion réclame que les cantons protestants soient annexés aux cantons catholiques lorsque ces derniers sont situés dans des régions majoritairement catholiques. Ils appellent les monarques catholiques d'Autriche à leur aide, puis engagent les hostilités. Seulement la victoire rapide des troupes fédérales, qui elles sont protestantes, permet d'éviter une intervention autrichienne, ce qui est heureux, car si cette intervention avait eu lieu, elle aurait obligatoirement provoqué une extension du conflit à l'échelle européenne.

Mais les protestants, emportés par leur élan, se livrent pour leur part, dans les campagnes genevoises, à de féroces "Chasses aux catholiques". Les jésuites, considérés comme responsables de la guerre, sont alors expulsés de Suisse, et leur interdiction d'implantation dans ce pays restera en vigueur jusqu'aux années 1970.

An 1848

La population de Rome se révolte contre la dictature papale. Le pape est chassé hors de chez lui. Mais il est réinstallé en son pouvoir dès 1849 par l'action des troupes françaises, dépêchées sur place par Louis-Napoléon Bonaparte, président de la IIème République française. Les opposants sont alors fusillés et l'Etat de l'Eglise redevient une monarchie absolue dont le souverain est le pape. Ainsi, "rois Très Catholiques" ou "Présidents de la République"... très républicains, on voit que pour les dirigeants français, quelle que soit l'époque, c'est toujours le même combat : choisir la Papauté c'est primordial ! Dès lors, on comprend mieux pourquoi les papes – y compris le "Jean-Paul II" qui se traîne actuellement au Vatican – se délectent, autant que leurs onctueux visiteurs, à penser et répéter que la France est "la fille aînée de l'Eglise"

An 1871

Le pape décide que sera "excommuniée" toute personne qui participera à une quelconque élection de l'état italien, car celui-ci est défini comme étant "diabolique" ... vu qu'il avait osé priver les papes de leur état séculier, certainement un "péché impardonnable", même s'il était "confessé" !

Cette sentence d'excommunication automatique n'empêchera pas le pape de bénir, quelques années plus tard, le "Partito popolare", un parti d'inspiration catholique, d'ailleurs nouvellement fondé par un prêtre.

1918 à 1945

Les années de la compromission. L'Eglise soutient activement la montée des totalitarismes en Europe. En Autriche, son soutien pour l'Austrofascisme est total.

Dans ce milieu-là, durant les années précédant l'arrivée d'Hitler au pouvoir, les membres de la hiérarchie catholique ne restaient pas inactifs, en voici trois exemples :

A partir de 1928-29 le prêtre autrichien Innitzer, signe publiquement la demande de rattachement de l'Autriche à l'Allemagne (la future "Anschluus") et entreprend, dans tout le pays, une série de prêches en faveur de cette alliance Autriche fasciste – Allemagne nazie.

Il est rapidement remarqué par Mgr. Pacelli, le futur Pie XII, à cette époque Nonce en Allemagne du Pape Pie XI. Sous la protection de Pacelli, Innitzer franchit rapidement toutes les étapes de la hiérarchie : dès 1932 il est nommé "Archevêque de Vienne" puis fait "Cardinal" en 1933, alors qu'en cette année-là, de par le monde entier, 7 personnalités seulement seront élevés à ce rang suprême, bien que 18 postes soient vacants.

La même année 1932 un autre prêtre était remarqué : Mgr. GROEBER, nommé "Archevêque de Fribourg". Celui-là, à peine nommé évêque, devient, dès 1933, "Membre promoteur de la S.S." et il paye ses cotisations à ces "Sections Spéciales" de Hitler.

Soutenant dans ses nombreux écrits la "Solution finale" il sera vite surnommé "l'évêque brun". En 1935, l'une de ses publications l'établit comme "Champion du sang et de la race" et le 30 janvier 1939 il parlera dans sa "lettre pastorale" des ...« Juifs assassins de Jésus, toujours animés d'une inexpiable "haine meurtrière" »

De cette longue liste je choisirai comme troisième le nommé HUDAL, un protégé du premier cité, Innitzer. Hudal, à l'époque était, depuis 1923, Recteur à Rome, de l'Eglise nationale d'Autriche et d'Allemagne ; il sera ultérieurement reconnu comme ayant, à partir de 1944, "exfiltré" plusieurs nazis grâce aux filières vaticanes, mais en mai 1933, il se distinguait déjà en déclarant dans son église, devant un parterre de diplomates et de dignitaires nazis, ceci : « Tous les Catholiques allemands vivant à l'étranger saluent l'avènement du Nouveau Reich, dont la philosophie s'accorde tant aux valeurs nationales qu'aux valeurs chrétiennes ».

Ça avait au moins le mérite de la franchise (!) mais pour nous ça n'est jamais qu'une confirmation de plus de cette "Sainte alliance"... de l'horreur du nazisme avec l'hypocrisie du Vatican !

En Italie, l'Eglise signe avec le régime fasciste un concordat qui fait du catholicisme la religion d'état : les italiens peuvent à nouveau voter sans être excommuniés... dommage que cela serve peu en période de dictature ! L'Eglise sacrifie en grande partie ses propres associations : toutes, sauf l'Action Catholique, doivent intégrer des organisations fascistes.

Le Vatican promet à Mussolini de faire en sorte que l'Action Catholique ne se laisse pas tenter par des actions antifascistes.

En 1929, Mussolini ayant signé avec Pie XI le concordat dit "Patti Lateranensi", il est qualifié par ce pape d'homme de la providence ("Domo della provvidenza"). En 1932, l'Action Catholique ayant été remise au pas par la hiérarchie ecclésiastique, conformément aux voeux du dictateur, ce dernier reçoit des mains du Pape l'Ordre de "l'éperon d'or", qui est la plus haute distinction que l'Etat du Vatican accorde.

En Allemagne, en janvier 1933, le "Zentrum", parti catholique, dont le leader est un prélat catholique (Prälat Kaas), vote les pleins pouvoirs à Hitler. Ce dernier peut ainsi atteindre au Reichstag la majorité des 2/3, nécessaire pour suspendre les droits garantis par la constitution. Avec une charité toute chrétienne, le bon prélat accepte aussi de fermer un œil sur les détails procéduriers discutables des nazis, comme l'arrestation des députés communistes avant le vote, etc.

Puis l'Eglise commence à négocier un nouveau concordat avec l'Allemagne : dans ce cadre, elle "sacrifie" le Zentrum, alors seul parti significatif que les nazis n'avaient pas interdit – ce qui s'expliquait aisément : ce parti catholique les avait beaucoup aidés pour arriver au pouvoir –. Cependant, le 5 juillet 1933, le Zentrum se détruit lui-même : il s' autodissout sur demande de la hiérarchie catholique, laissant le champ libre au NSDAP (le parti de Hitler), désormais seul et unique parti du pays, un outil idéal pour manipuler une population. Cet outil, du genre de ceux recherchés de tous temps par les dictateurs de tous est ici offert par l'Eglise catholique au nouveau chancelier du IIIème Reich pour lui permettre de se transformer en Führer.

Hitler, de toutes façons, se proclamait déjà catholique dans "Mein Kampf", l'ouvrage dans lequel il annonçait son programme politique. Il y affirmait aussi qu'il était convaincu d'être un "instrument de Dieu". De nos jours encore, beaucoup de personnes voudraient faire admettre que l'Eglise catholique n'avait pas, à cette époque, la possibilité de résister à la pression imposée par Hitler. La preuve qu'elle ne tenait certainement pas à s'opposer à ce monstre naissant, c'est que l'Eglise catholique qui a mis – et souvent pour des raisons plus que futiles – tant d'oeuvres sur sa liste des livres prohibés, n'a jamais songé à mettre "Mein Kampf' à l'Index, même avant l'accession de Hitler au pouvoir.

Il faut croire que le programme antisémite du futur chancelier n'avait rien pour déplaire à l'Eglise qui, dans le passé, avait déjà tant de fois agi contre les Juifs. Hitler, en retour, n'hésitera pas à lui manifester sa reconnaissance en rendant obligatoire la prière à Jésus dans l'école publique allemande, et en réintroduisant la fameuse phrase "Gott mit uns" ("Dieu [est] avec nous") sur les uniformes de l'armée allemande.

En Espagne, un général tente un coup d'état militaire, il échoue mais cette échauffourée dégénère en guerre civile. Peu importe ce qu'il en coûtera aux Espagnols, "Sa Sainteté" vaticane décide de le soutenir, les prêtres et les évêques béniront les canons de Franco, célébreront en grande pompe des Te Deum pour ses victoires contre les forces du gouvernement républicain... pourtant tout à fait légitime celui-là !

Cette guerre civile durera 3 ans, elle fera plus d'un million de morts et Franco ne s'embarrassera pas des "lois de la guerre" : il fera fusiller les prisonniers. Ensuite, s'érigeant en dictateur – "éclairé"... sans nul doute par son "directeur de conscience" – il imposera à l'Espagne, sous sa botte et sous son joug, 30 années supplémentaires d'obscurantisme catholique et de malheur.

Au cours de la seconde guerre mondiale, le Vatican sera au courant des exterminations de juifs perpétrées par les nazis. Il nous sera dit après la guerre que le pape a hésité, à plusieurs reprises, à lancer un appel public mais qu'il s'est finalement abstenu de le faire, essentiellement par phobie du communisme, pensant qu'une victoire russe serait "pire" qu'une victoire allemande. Par contre en 1942, il pleurera sur les ruines de la bonne ville de Rome sur laquelle tombent les bombes et il condamnera avec véhémence ces bombardements des troupes qui se sont alliées pour combattre le fascisme. Mais, bizarrement il oubliera de mentionner que son allié politique à lui, Mussolini, avait sollicité auprès d'Hitler "l'honneur de participer aux bombardements sur Londres"... Mais il est vrai que le pape n'habite pas Londres, il habite Rome, peut-être ceci explique-t-il cela ?

An 1948

Le pape déclare que toute personne qui voterait communiste, ou qui aiderait ce parti de quelque manière que ce soit, serait automatiquement "excommuniée". La mesure divise des familles, provoque des exclusions socialement intolérables pour beaucoup, contraint à la clandestinité nombre de communistes de zones rurales. Un reflet saisissant de ces contraintes prégnantes subies par la société italienne de l'époque, est très justement présenté, amplifié par la force de l'humour, dans les dialogues du film "Don Camillo" où Fernandel, qui joue le rôle du curé d'un petit village de campagne, est confronté au maire communiste, anticlérical bien sûr, seul autre "notable" de ce petit patelin !

Dans les faits (... les vrais, ceux de la vie) les curés italiens s'empressèrent effectivement de traduire cette décision, en pesant de toute leur autorité sur leurs ouailles afin que tout le monde vote en faveur du grand parti anticommuniste D.C. (Démocratie Chrétienne). Ce qui n'empêchera pas ce régime D.C. de s'effondrer lamentablement, dans la corruption généralisée, un peu plus tard, au milieu des années 1990.

An 1961

Dernière édition de l'index (Index Additus Librorum Prohibitorum) ; parmi les auteurs dont l'ensemble de l'oeuvre est interdite de lecture pour les catholiques, on peut trouver, en autres : les écrivains français, Jean-Paul Sartre, créateur des philosophies "existentialiste" puis "matérialiste" et André Gide, chantre de toutes les libertés, celles du corps et de l'esprit, ainsi que l'italien, technicien de la philosophie et de la psychologie Alberto Pincherle Moravia, dit Alberto, proposant ses solutions aux problèmes intellectuels et sociaux de ses contemporains. Heureusement pour eux que les bûchers de la "Sainte Inquisition" étaient déjà éteints, quelques siècles plus tôt, à coup sûr, ils auraient eu à y goûter, eux aussi !

Années 1980

Certains observateurs avaient eu l'espoir, en 1978, qu'en Jean-Paul ler qui venait d'être élu pape à la surprise de tous et qui s'était précédemment opposé en tant qu'évêque de Venise, aux injonctions dictatoriales (financières entre autres) de la curie romaine précédente, ils allaient enfin pouvoir connaître un pape décidé à réformer en profondeur le fonctionnement de cette Eglise Catholique si décevante par tant d'aspects et depuis si longtemps.

Il est possible que leur espoir n'eût pas été vain, mais en tout cas, il aura été bref : 34 jours en tout, tel fut la durée du Pontificat de Jean-Paul Ier et cependant, durant cette courte période, il avait déjà trouvé l'occasion de préciser à ses proches collaborateurs, le schéma des réformes de grande importance qu'il entendait mettre en oeuvre incessamment (une révision des dogmes à la lumière de la science, par exemple) ainsi que les différents responsables du gouvernement de l'église à qui il allait ôter les places qu'à son avis ces "éminences importantes" occupaient à mauvais escient... et que ses prédécesseurs n'avaient jusqu'alors jamais osé leurs enjoindre de quitter.

Sa fin subite et brutale reste encore inexpliquée à ce jour, officiellement du moins et ce, par la volonté délibérée des principaux responsables du Vatican qui étaient en vie au moment où lui venait tout juste de mourir... dans des conditions reconnues par plusieurs personnes de son entourage – y compris un médecin du Vatican qui le traitait depuis 3 ans déjà – comme absolument anormales.

Après sa mort ces "hauts dignitaires" de l'église firent, pour cacher les circonstances de son trépas, tout ce qui était en leur pouvoir, c'est à dire beaucoup de choses, par exemple : son corps fut embaumé dans les 14 heures après son décès, alors que la loi italienne interdit de commencer un embaumement moins de 24 heures après la mort... D'après le recoupement d'informations journalistiques, on peut même constater que les embaumeurs avaient été convoquées par "quelqu'un de la Curie" 45 minutes avant l'heure "officielle" à laquelle on a trouvé le pape mort dans son lit (!)

Cette Curie vaticane, espérait bien en agissant ainsi obliger l'état italien à se désintéresser des conditions de la fin tragique de ce pape éclair ; d'ailleurs au sommet du gouvernement de l'Etat du Vatican, on a toujours opposé aux demandes officielles de la Justice italienne une fin de non recevoir permanente... ladite Justice tenant à rechercher les causes de la fin suspecte de ce pape, dont la mort s'est rapidement avérée être très favorable aux intérêts de quelques "éminences" très haut placées au sein du clergé catholique.

Seulement voilà : l'Etat du Vatican est "souverain" – depuis "les accords du Latran" conclus en 1929 entre Pie XI et Mussolini, rappelons le – il peut donc se permettre de n'avoir aucun compte à rendre à qui que ce soit... "ici-bas" selon son langage ! Mais beaucoup d'êtres humains sont en droit de trouver qu'il serait juste qu'un jour, il ait des comptes à rendre, non pas à ce Dieu virtuel que les premiers chrétiens ont inventé eux-mêmes, mais aux dieux (pluriels) qui, eux sont réellement vivants... "là-haut"... d'où ils peuvent voir ce qui se passe "ici-bas" !

Après cette période d'apparente libéralisation et d'illusions vite déçues, le pape Jean-Paul II, fervent admirateur des oeuvres de l'Opus Dei, arrive à la tête de la plus grande religion du monde et renoue avec les traditions les plus terribles de sa redoutable Eglise.

Sa condamnation du préservatif comme moyen d'endiguer la lutte contre le Sida provoque un nombre de morts forcément énorme, mais difficile à estimer. Il pratique une politique active de sabotage des mesures de contrôle des naissances dans le tiers monde ; mais là aussi, les conséquences d'une action de ce genre sont pénibles à chiffrer, car elles se mesurent en terme de famine, misère, manque de soins médicaux, et ce, au niveau des continents les plus pauvres de la Terre (Amérique du Sud et Afrique).

Un exemple de son action dans un autre domaine, toujours bien vivace — on l'a dit —, le domaine de la chasse aux "hérétiques" : il suspend "A Divinis" (pour le temps qu'il plaira à Dieu) deux théologiens allemands qui avaient osé douter, l'un de "l'infaillibilité papale", l'autre de "l'immaculée conception" de Marie.

On peut mesurer, rien que sur ce dernier exemple, l'écart énorme entre l'action (ou plutôt la "réaction") de Jean-Paul II et l'ouverture d'esprit que laissait espérer les propos de Jean-Paul Ier qui, du haut de la chaire d'une Grande église de Rome disait en public : « il faudra bientôt, mes soeurs, mes frères, que l'on revoit les dogmes de notre Eglise, à la lumière de la Science d'aujourd'hui » C'est vrai que peu de jours séparent ces paroles de ce qu'on appellera, par prudence d'écriture... "son décès prématuré" !

Années 1990 : Guerres de religion en Yougoslavie

La Yougoslavie était dans les années 80 du XXème siècle une des terres favorites de vacances balnéaires pour les européens. Les publicités yougoslaves de l'époque vantaient le caractère multireligieux du pays comme un argument touristique, car il est vrai que l'on peut voir à Mostar et dans beaucoup d'autres charmants villages, la mosquée et l'église d'un même coup d'oeil. Hélas, le pays s'est effondré dans une série de guerres civiles que l'on se plaît à décrire comme "ethniques" alors qu'il s'agit, en fait, de réelles guerres de religion. Le cas de la guerre de Croatie est le plus flagrant. Serbes et Croates partagent la même origine ethnique, et parlent la même langue, le Serbo-Croate, que l'on appelle Croato-Serbe quand il est écrit en caractères latins. Le plus ironique est que le "Serbo-Croate" écrit en caractères "latins", c'est à dire le "Croato-Serbe", est aujourd'hui encore la langue officielle de l'armée Yougoslave, qui se bat contre l'OTAN au Kosovo, après s'être battue contre les Croates au début des années 90. Hélas pour ces populations, la religion existe chez eux et elle sépare Croates et Serbes : les "Croates" ont étés christianisés par Rome, ils sont donc "Catholiques" ; les Serbes, qui écrivent le Serbo-Croate en caractères cyrilliques, ont étés christianisés par les Byzantins, eux sont donc "Orthodoxes"... et les uns autant que les autres s'accrochent à "leurs traditions".

Lorsque Milosevic commença à agiter le spectre de la "Grande Serbie", la Croatie déclara son indépendance. Aussitôt, le Vatican et la RFA, dont le chancelier de l'époque se proclamait "überzeugter Katholik" (catholique convaincu) reconnurent la Croatie catholique comme un état indépendant. Dès lors, le Vatican dépêcha ses nonces dans tout l'Occident pour obtenir la reconnaissance du nouvel état catholique. Le pape multiplia appels, prières et messes pour l'indépendance de la Croatie. Pendant ce temps, le dictateur de la Croatie, ancien officier supérieur sous le régime communiste et catholique très observant, faisait licencier tous les fonctionnaires orthodoxes, c'est à dire des "Serbes". Il choisit comme drapeau national l'ancienne bannière des Oustachis qui, entre 40 et 44, avaient fait un génocide d'environ 600 000 serbes. C'est ainsi que la guerre civile fut enclenchée !

Une preuve de plus du parti pris de l'Eglise Catholique : la guerre une fois finie, le Pape béatifiera le cardinal Stepinac, celui-là même qui avait qualifié Ante Palevitc, le dictateur Oustachi de 1940-44, de "Don de Dieu" pour la Croatie et l'avait soutenu activement.

La guerre de Yougoslavie continue ensuite en Bosnie, où les membres des trois groupes religieux (catholiques, orthodoxes, musulmans) s'affrontent dans une série de combats triangulaires dont les populations civiles sont évidemment les principales victimes.

Les guerres de Yougoslavie sont un cas emblématique des catastrophes provoquées par l'intolérance qui est inhérente aux religions "révélées" des communautés religieuses s'affrontent, au XXème siècle, au nom de religions qu'elles ont reçues aux hasards de l'expansion de divers empires (Romain, Byzantin, Ottoman) au courant du Moyen Age.

Il est clair que les Religions "monothéistes" sont un réel danger pour l'humanité. qu'elles sont véhicules d'intolérance, d'incitation à la haine, aux guerres et aux conflits. Le fait est facilement compréhensible : chaque religion monothéiste revendiquera toujours que son dieu à elle est le "bon" dieu, le seul "bon Dieu" alors que pour chacune aussi, celui des autres est "mauvais", qu'il n'est pas le "vrai" dieu et que dès lors, tous ceux qui croient en ce "faux Dieu" sont "des infidèles" et qu'il faut les combattre à tout prix !

Alors qu'en fait, la vérité se trouve dans un univers où coexistent une pluralité de mondes, de planètes habitées, et aussi des dieux "humains" (au pluriel) qui nous ont créés à leur image.

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