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Thu 17/07/2003

Une ONG dénonce des atteintes à la liberté religieuse dans la zone OSCE

source : http://www.la-croix.com/afp/index.jsp?docId=588850&rubId=1295

OSCE-Religion

VIENNE, 17 juil (AFP) - Une ONG dénonce des atteintes à la liberté religieuse dans la zone OSCE


La liberté religieuse est de moins en moins respectée et les religions minoritaires sont de plus en plus souvent victimes de discrimination dans les pays de l'OSCE, indique un rapport de la Fédération internationale Helsinki pour les droits de l'homme publié jeudi à Vienne.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) regroupe 55 Etats d'Europe, d'Amérique du nord et d'Asie centrale.

"De nombreux gouvernements de l'OSCE restreignent les droits des groupes religieux minoritaires et justifient ces restrictions par une réthorique teintée de nationalisme et d'intolérance", a affirmé lors d'une conférence de presse Aaron Rhodes, directeur de la Fédération Helsinki, qui a remis un rapport sur les atteintes à la liberté de culte à l'OSCE.

"La liberté de religion est essentielle à l'épanouissement et au bonheur des individus, c'est pourquoi porter atteinte à cette liberté est très grave", a commenté M. Rhodes.

"En Arménie, au Bélarus, en Bulgarie, Géorgie, Grèce et Russie, les églises majoritaires, bénéficient d'un traitement préférentiel de la part de l'Etat en termes de soutien financier et d'accès à l'instruction religieuse dans les écoles", relève le rapport, qui doit alimenter un débat à l'OSCE jeudi et vendredi.

"Dans les dix pays couverts par l'enquête (Arménie, Bélarus, Belgique, Bulgarie, France, Géorgie, Grèce, Russie, Turkménistan, Ouzbékistan), les autorités restreignent les activités des communautés religieuses minoritaires de différentes manières", indique le rapport.

En Arménie, au Bélarus, en Bulgarie, en Russie, au Turkménistan et en Ouzbékistan, les communautés religieuses doivent s'enregistrer auprès des autorités pour obtenir un statut légal. Mais "les procédures sont complexes et soumises à l'arbitraire", note la Fédération.

"Les communautés religieuses non déclarées sont souvent victimes de harcèlement, notamment au Turkménistan et en Ouzbékistan, où les gouvernements répriment des réunions de groupes religieux non déclarés, intimidant et arrêtant des participants à ces 'activités illégales'", estime l'ONG.

Depuis le 11 septembre, le gouvernement ouzbek fait notamment passer sa campagne de répression contre les musulmans du pays comme une contribution à la guerre contre le terrorisme, souligne le rapport.

Pour M. Rhodes, "les musulmans opprimés d'Asie centrale sont ainsi davantage tentés de rejoindre des mouvements fondamentalistes".

Le rapport épingle également la France et la Belgique pour avoir publié au milieu des années 90 des listes de groupes religieux présentés comme des "sectes dangereuses".

"Ces politiques ont touché principalement des mouvements qui ont toujours mené des activités légales et pacifiques. Elles ont encouragé les préjugés et l'intolérance envers les religions qualifiées de secte", estime le rapport.

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